La matrice d'auto-qualité… pour détecter et corriger les défauts de vos processus !

La matrice d'auto-qualité… pour détecter et corriger les défauts de vos processus !
Publié le Mercredi 18 juin 2014

Jean-Louis Théron
Partner,​ Master Black Belt Lean Six Sigma

Pour améliorer un processus, il faut en retirer les défauts. L'idéal serait d'avoir l'équivalent d'une "salle blanche"… sans poussière. Comment détecter et corriger les défauts ?

De nombreux outils existent pour cela : la matrice d'auto-qualité sert à identifier les défauts et à "visualiser" de manière simple leur coût. Cette matrice comporte autant de colonnes que de défauts recensés, et autant de lignes que d'étapes du processus. Voici un exemple :

matrice

Sur cette matrice, on peut voir que 2 défauts ("Commande urgente mise en priorité basse" et "Oubli d'une commande dans la planification") ne sont détectés que par le client (ou sont latents chez lui). 3 défauts ("Détection/altération d'un composant du produit", "Mauvais assemblage" et "Mauvaise nomenclature") sont détectés par le contrôle qualité final.

Plus il y a d'opérations entre la détection et la correction d'un défaut, plus on consomme de ressources à continuer la transformation d'un produit non conforme : il s'agit de gaspillage, de non-valeur ajoutée.

La matrice d'auto-qualité permet de voir comment rapprocher la correction de la détection, l'idéal étant de mettre en place des auto-contrôles (comme pour le défaut "Incohérence entre OF et commande client" de la matrice donnée en exemple).


Jean-Louis Théron
Partner,​ Master Black Belt Lean Six Sigma

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